AVRIL

 

RETOUR DERNIERES NOUVELLES

 

Samedi 30 avril 2005

 

Départ de Sylvain Henrion  président de l’association :

 

 

Demain dimanche 1er mai,  le président de notre association décollera de Roissy Charles de Gaulle. Sa mise à disposition auprès de  l’association par son employeur lui permettra de rester 8 mois complets, afin de mener les actions de notre projet d’une manière suivie et transparente. Tout le travail de logistique et de prise de contact déjà entrepris par Sumith Dharmaratne ,Alain Chauvel, Philippe Delpeuch,  permettra à l’association de bien fonctionner dès son arrivée.

 

 

 

Merci à ma famille, merci à mes amis, merci à mes collègues de travail de m’encourager dans cette grande entreprise….

 

 

Trincomale le 30 avril 2005

 

Grâce à l’intervention du Centre Bouddhiste International du Bourget (cf 29-04-05), nous rencontrons ce matin le responsable du Développement et de l’Habitation sur le secteur de Trincomalee, M. Vigeratna, puis, cet après-midi, le Commandant Serasinghe, de la Marine Sri Lankaise (supervisant tout le district de Trincomale).

 

  

 

Le premier pourrait nous allouer un terrain que nous visiterons demain matin. Le passage d’Alain à Colombo lundi et mardi (pour accueillir Sylvain) pourrait être l’occasion de faire les démarches et signer les documents nécessaires au Ministère du Développement.

 

 

Une autre possibilité se présente avec le Commandant Serasinghe, qui nous montre un autre terrain, plus éloigné, à proximité de la mer, entre Nilavelli et Kuchchavelli. Ce terrain est destiné à recevoir un village de pêcheurs qui pour l’instant sont logés dans un campement à Trincomale.

 

Ceci pourrait être une solution alternative si la première possibilité devait présenter des problèmes.

 

Le Commandant nous présente aussi Sœur Arulmary Ravel, du couvent Caritas, qui construit une classe pour une centaine d’orphelins, victimes du Tsunami pour la plus grande partie.

 

 

                                                                               Sœur Arulmary Ravel          La salle de classe

 

Nous demandons à Sœur Arulmary Ravel de nous préparer une liste de ses besoins, principalement du petit matériel car le gros des travaux est déjà bien avancé.

 

Vendredi 29 avril 2005

 

Trincomallé le 29 avril 2005

                                                                                     

Nous sommes partis ce matin voir le responsable du district à Kuchchaveli, une piste de plus de 15 km, au-delà de Nilaveli, région qui nous était inconnue et où aucun touriste ne va car elle est barrée de multiples contrôles militaires. La route est parsemée de camps de réfugiés du tsunami mais aussi de réfugiés politiques déplacés des régions nord pendant la guerre, des panneaux nous alertent le long de la piste : «  Danger Mines », bref rien de réjouissant.

 

 

 

Nous rentrons ensuite et décidons de nous arrêter voir le Révérend Fr.V.G. Gunam de Saint Joseph Church, celui-là même qui nous a aidés et recueillis le jour du Tsunami, Sylvain et moi.

 

Nous échangeons beaucoup pendant plus d’une heure, il nous présente le principal de l’école, les professeurs et responsables de la « nursery », nous faisons ensuite une photo de tous (ci -jointe), puis il nous montre la salle d’étude de l’école toujours pas reconstruite

 

 

les modèles de chaussures qu’il souhaiterait pour les élèves. D’autres besoins sont évoqués, un meuble pour ranger les livres scolaires, des jeux de plein air pour la « nursery» ainsi que divers petits matériels. Notre partenariat Croix Rouge devrait pouvoir répondre à ces besoins.

 

  

 

 

 

 

Ensuite nous contactons par téléphone un moine bouddhiste de notre connaissance au Bourget près de Paris, nous savons que celui-ci a déjà un projet de reconstruction sur Kuchchaveli, nous avons du reste vu le terrain déjà prêt qui va accueillir ses premières constructions dès la semaine prochaine.

 

Celui ci nous indique les différentes personnes à contacter pour obtenir un terrain. Nous prenons rendez-vous pour demain avec ces personnes afin de choisir un terrain.

 

Nous possédons d’ors et déjà un plan de maison économique validé par le gouvernement et nous nous sommes également renseignés sur les coûts de construction locaux : ceux-ci sont environ, pour ce type de maisons, de 2300 euros ; nous espérons faire baisser ce coût en faisant travailler et participer chaque futur propriétaire à la construction de sa propre maison.

 

Cliquer sur la photo

 

Cette solution est déjà adoptée par le révérend et porte ses fruits, ne serait-ce que pour ne pas rester dans une logique d’assistanat

 

« De plus qui surveillera mieux les travaux d’une construction que son futur propriétaire ? », nous a-t-il dit.

 

Alain 

 

 

 

Lundi 25Avril 2005

Arrivée de Philippe Delpeuch

                                                                         

 

Unawatuna, le 25 avril 2005

 

Arrivée de Philippe à Colombo, accueilli par Sumith et Alain. Journée à Unawatuna, près de Galle sur la côte sud.

 

Ce passage par Unawatuna s’imposait pour Sumith et Philippe, qui s’y trouvaient le matin du 26 décembre. La route le long de la côte de Colombo à Galle garde encore les traces très visibles du passage du tsunami (même si un travail énorme a déjà été fait): maisons rasées ou éventrées, bateaux renversés ici ou là, innombrables tentes ou cabanons de fortune etc.

 

  

 

 

 La ligne de chemin de fer entre Galle et Matara a été reconstruite et remise en fonctionnement  dès le début de mars, mais le train qui avait été emporté par la vague avec tous ses passagers est mis en évidence non loin de la route et semble devoir rester là en guise de monument commémoratif.

 

 

 

 

« La mer a emporté nos enfants nous sommes malheureux….. »

 

 

Unawatuna présente un paysage contrasté, composé d’espaces dévastés à côté d’hôtels reconstruits et fraîchement repeints auxquels ne manquent que les clients. Nous rencontrons deux Français installés temporairement dans la région dans le cadre d’un programme de reconstruction engagé par leurs associations respectives : Kogala et Les Amis d’Unawatuna. Nous échangeons nos expériences ainsi que nos coordonnées.

 

 

 

 

 

Il ne reste rien de la terrasse et du restaurant où nous prenions notre petit déjeuner le matin du 26 décembre, sinon quelques traces au sol. J’essaie de reconstituer le fil des événements en retraçant mon  parcours emporté par la vague. Mais il ne subsiste que quelques flashes, et je me sens frustré car j’attendais quelque chose de ce retour.

 

  

Le haut de ce réservoir est l’endroit où Sumith s’est réfugié

avec dans les bras la petite fille d’une maman médecin Anglais.

 

Demain nous reprenons la route en suivant la côte.

 

Philippe

 

Samedi 23 avril 2005

 

Dernier message d’Alain Chauvel

 

Ayoubowan à toutes et tous

 

Je bosse mais cela ne va pas aussi vite que je le voudrais, j’ai perdu beaucoup de temps pour chercher une maison, prendre des contacts divers, croix rouge, autres ONG, maintenant architectes pour devis ... mais même si l’aide n’est pas vraiment encore parvenue, je pense bien avoir préparé le terrain et dès l’arrivée de sylvain, nous serons opérationnels à 100 pour 100, il  fallait donc le faire.


Retour sur la cote ouest à Colombo pour venir chercher Philippe qui arrive demain matin, ensuite nous partons faire en trois jours le tour du sud de l’île pour se rendre compte de la situation, je prendrai aussi des photos, puis retour sur Trinco jeudi prochain.

 

Je suis maintenant en contact avec deux architectes, plans de maisons et tarifs sont en préparation

 

Il fait super chaud et il est difficile de se concentrer longtemps pour travailler, mais il le faut, le soir vers 17h00, c’est la pluie de mousson, tant attendue pour rafraichir un peu, il est préférable d’éviter d’être en voiture ou autre à ce moment là, car les routes deviennent vite impraticables avec de sacrés embouteillages

A bientôt à tous je pense bien à vous.

Alain

 

Départ de Philippe Delpeuch notre secrétaire:

 

Demain dimanche 24 avril, notre secrétaire Philippe Delpeuch décollera de Roissy Charles de Gaulle, pour une visite de quelques jours au Sri Lanka jusqu’au 8 mai 2005. Il est important pour lui de se rendre compte de la situation  après ce qu’il a vécu Sri Lanka, pour témoigner ensuite de la réalité du terrain.

 

 

A son retour Philippe sera notre relais en France pour toutes les formalités administratives et de gestion de compte.

 

Nous en profitons pour vous rappeler que tous nos déplacements sont pris en charge à titre personnel. Notre volonté étant de minimiser au maximum les frais de fonctionnement, afin que chaque euro versé par nos donateurs soit utilisé directement pour nos actions au Sri Lanka.

 

 

Jeudi 21 avril 2005

 

Djémila

 

Coutumes, traditions sont parfois porteuses d’un message profond. Il se traduit souvent par un élan de générosité .Donner n’est pas seulement un geste simple… donner c’est porter vers l’autre une attention toute particulière.

 

Merci Djémila. Merci à tous

Vendredi 15 avril 2005

 

Eloise V.

 

Un poème composé par le cœur, avec le cœur ne pouvait que susciter une vive émotion et une reconnaissance. A la lecture de ce cri de solidarité il est inévitable de rester insensible. Cette sensibilité et cette prise de conscience sont récompensées.

 

Eloise a obtenu le 1er prix de poésie…. (Voir le 26 mars 2005)

 

Jeudi 14 avril 2005

 

 

Nouvel an bouddhiste, BONNE ANNEE 2548 !!!

Colombo 14 Avril 2005

 

Ce jour départ pour Colombo, après avoir fêté le nouvel an Sri Lankais à Delhouse.

                                                                                                           

Tout le pays a en effet fêté l’année 2548 du calendrier Bouddhiste. Levé de très bonne heure, environ 5H. Cela pour préparer tout un tas de confiseries traditionnelles et festoyer puisque nous devions rester sans manger depuis la veille 18H, ce qui n’est finalement pas vraiment contraignant.

 

A la télévision locale, passent en direct des fêtes un peu partout dans le pays, y compris dans certains camps de réfugiés, ce qui fait plaisir. Certains groupes économiques locaux distribuent des cadeaux aux réfugiés, la télévision fait de même, la tradition veut que les Sri Lankais bouddhistes s’offrent de nouveaux vêtements pour débuter l’année, mais également se lèvent de très bonne heure pour commencer un travail, ce qui sera signe de bon augure, si je puis dire, pour l’année suivante.

 

  

 

Nos amis Sri Lankais de longue date, les membres de la famille de Sumith MAPALAGAMA notre Vice Président,

Respectivement de gauche à droite

Alain, un ami de la famille, Gayantha, lokouaka, Sugath, Rabu un ami de la famille, Mama, Poliaka

 

BONNE ANNEE A TOUS (God bless you)

 

Sylvain

 

 

Nous voyons donc à la télévision des gens qui se mettent devant des machines à bois, des machines à coudre….. Y compris dans certains camps de réfugiés (malheureusement pas partout certainement) En voyant cela je me rends compte de la force et du courage de ce peuple à se relever d’un tel cataclysme. Même si la fête  n’a  rien à voir avec les autres années pour cause de Tsunami (la plupart des familles de l’îles sont endeuillé par un proche par un ami …) les traditions et la religion font  beaucoup pour redonner l’espoir à tous.

 

Mardi 12 avril 2005

 

                                                                               Les rendez vous s’enchaînent, les prises de contact en effet sont importantes.

 

Trincomalee, 12 Avril 2005

 

Nous avons RDV ce matin avec Patrick Walder, le président de la Croix Rouge Internationale du district de Trincomalee, qui lors de la réunion de la veille, avait souhaité nous rencontrer.

Très bon contact, nous échangeons et apprenons beaucoup de lui, il nous remet plusieurs documents sur disquette, tableaux de recensement des populations des camps de la région, classés par camp, par nombre, par métier…..

Ces documents concernent également les différents intermédiaires administratifs que nous devrons rencontrer sur la région, adresses, coordonnées de ceux ci (depuis l’équivalent de notre préfet jusqu’au maire du village). Cela nous sera très utile, de plus il me conseille de prendre RDV en ce qui nous concerne avec Monsieur Nadarajah qui est le chef de district (District Secretary) de la 11ème division de Kuchchaveli, c’est à dire qu’il supervise environ 400 représentants de villages dont ceux de Nilaveli et autres villages des environs. C’est par lui que tout doit passer, c’est lui qui supervise la coordination des aides pour la région qui nous préoccupe. De plus c’est un homme en qui on peut avoir confiance, me dit il.

Ensuite après avoir échangé plusieurs renseignements, il nous parle des problèmes que nous aurions si nous ne passions pas par l’intermédiaire de cet homme.

 

Voici les problèmes que rencontrent maintenant les ONG :

 

·                   Des camps sont habités de personnes qui ont parfois une maison ailleurs, mais qui restent là, dans l’attente d’aides complémentaires, dons de terrain par le gouvernement, mais aussi distribution de biens par certaines ONG non regardantes, sur la véracité des besoins des personnes.  Ils viennent, nous dit-il, ils distribuent en prenant des photos et puis repartent, rien de suivi dans cela, et pire, cela corrompt le système qui sera ensuite de moins en moins maîtrisable.

 

·                   Concernant maintenant les aides aux pêcheurs, beaucoup d’ONG en ayant fait leur cheval de bataille, les petits pêcheurs qui avaient pour certains avant le Tsunami des tout petits bateaux (catamaran à rames) ont reçu des bateaux à moteur. Aussi n’est-il plus possible de donner de petits bateaux car personne n’en veut maintenant. Or à terme cela peut aussi déstabiliser la filière pêche, car ces petits pêcheurs rentrent désormais directement en concurrence avec les plus gros bateaux qui partent assez loin en mer et qui voient là arriver des concurrents directs sur les marchés, cela ne va pas sans poser de nouveaux problèmes

 

Nous le quittons en le remerciant grandement et nous ne manquerons pas de le tenir au courant de l’avancée des projets de notre association, ce qu’il nous demande de faire afin de mieux coordonner les aides sur la région. Il nous remet également la liste des futures réunions qui sont programmées dans les semaines à venir et auxquelles il nous convie si nous pensons que le sujet nous intéresse.

Ensuite nous avons RDV avec le propriétaire d’une maison, nous la visitons, nous convenons du prix, nous devons payer 6 mois d’avance. Celle ci est bien située, à la sortie de Trinco, pas loin du centre, mais sur la route de Nilaveli. Notre chauffeur sans qui cette rencontre ne se serait pas faite, nous dit que l’emplacement de cette maison est très sûr, tout proche d’une station de police, avec un haut mur d’enceinte assurant notre sécurité. De plus il nous la loue avec une boutique attenante qui pourra nous servir pour entreposer des marchandises diverses en lieu sûr.

Ce qui est très important également c’est qu’il y a déjà une ligne téléphonique fixe, ce qui était un impératif lors de nos recherches, car actuellement je perds un temps fou à envoyer des nouvelles en cherchant partout des cybercafés à l’équipement toujours un peu aléatoire, et surtout au clavier Qwerty non accentué auquel je n’arrive décidément pas à me faire. Je préfère donc composer mes mails sur mon portable sous Word et l’envoyer ensuite en pièce jointe à Sylvain avec les photos en les copiant sur une disquette.

Ensuite nous décidons de rentrer vers la montagne car le nouvel an Sri Lankais commence, je ne peux rien faire de plus ici pour l’instant, et je dois me rendre à Colombo vendredi pour prolonger mon visa, ce qui m’est indispensable pour ouvrir le compte bancaire de l’association à Trincomalee, me disent toutes les banques.

Donc tout le pays est en fête pour ce nouvel an bouddhistes, tous les villageois qui sont partis travailler en ville rentrent dans leurs villages voir leurs familles : aussi trains, bus, mini van sont ils bondés. Tout va tourner au ralenti jusqu'à lundi. Administrations fermées (sauf les visas apparemment), banques, magasins ….

Alain Chauvel TRINCOMALEE

 

Dimanche 10 avril 2005

 

Arrivée dans le district de Trincomalee et visite de camp de réfugiés à  Nilaveli :

Trincomalee, 10 Avril 2005

 

 

Départ ce matin de Inamalouwa à 10 Km de Sigiriya, 99 Km de route pour Trincomalee, mais 2h30 de trajet, dont un arrêt pour crevaison !

 

Arrivé à Trincomalee puis Nilaveli, notre chauffeur nous trouve une petite guest house pas trop cher (10 euros ) pour nos 3 jours ici, le Palm Beach Hotel, situé sur la route de Trincomalee à Nilaveli. Il est situé à 1 Km seulement du premier camp de réfugiés.

 

 

Entrée du village Nilaveli et entrée du camp de réfugiés

 

Ici c’est la fin de la mousson, température d’environ 37 degrés et surtout un taux d’humidité d’environ 80%, de ce fait, nous sommes tout le temps en sueur, l’arrêt crevaison sur la route en plein soleil ne nous a pas arrangé !

 

Sumith notre vice-président …              .distribution de pois chiches salés

 

Nous déposons nos affaires, puis douche et repas, et partons ensuite faire un état des lieux. Nous décidons d’aller directement au camp de réfugié de Nilaveli, qui venait en fait d’être déplacé depuis 3 jours seulement dans un nouveau camp en tôle ondulée à peine fini, celui-là même ou Sumith avait pris 10 jours auparavant quelques photos. En fait, les réfugiés n’ont pas eu le choix, car l’ancien camp situé dans une zone trop basse était inondé à cause des pluies de mousson.

 

 

Sous les baraquements provisoires  Par tous les moyens se protéger du soleil de plomb

 

Le nouveau camp (voir photos) est donc en service plus vite que prévu, il n’y a ni toilettes ni douches (actuellement en construction), les travaux sont simplement freinés par la pluie. Des aides leurs sont déjà données nous expliquent-ils par divers ONG et aussi par des petites associations comme la nôtre.

 

 

Construction des latrines….  Environ 150 personnes dans ce camp….

 

Par contre, personne ne les a aidés jusqu’à présent à retrouver un travail. Ils me disent que le gouvernement verse 5000 roupies (40 euros ) à chaque famille du camp chaque mois depuis février, ce n’est déjà pas si mal, et prouve que certaines annonces comme quoi il ne leur serait rien donné sont fausses.

 

     

Un camp fait à la hâte à cause des pluies importantes Intérieur » sous les tentes

 

Maintenant ils n’ont qu’une hâte, c’est :

 

·  retrouver un travail (un pêcheur me dit être prêt à repartir en mer, mais n’a plus ni bateau ni filet),

·  qu’il leur soit redonné un terrain, puisque le leur, bien qu’ils soient prêts à reconstruire, leur est interdit (moins de 100 mètres de la mer, tel ce pêcheur que nous amènerons suite à sa demande sur les traces de son ancienne maison).

 

Tous ces gens que nous avons rencontrés sont prêts à travailler, et même à reconstruire leurs propres maisons, ils n’ont besoin que de fonds et de terrains pour le faire. Par exemple, c’est avec l’aide d’une petite association allemande qui leur a donné des fonds qu’ils construisent eux mêmes les douches et latrines dans le camp.

 

Nous ramenons ensuite ce pêcheur dans le camp. En effet, il nous dit avoir une réunion afin de mieux organiser le camp. Nous ne voulons pas y participer, car nous ne sommes là que depuis aujourd’hui et voulons sillonner un peu plus la région. Par contre, nous en profitons pour lui demander (il parle bien l’anglais car il avait travaillé, plus jeune, dans une Pizzeria à Doha au Qatar) de nous faire une liste avec les noms des différentes familles du camp, leur nombre, leurs anciens métiers respectifs. Nous lui demandons d’en parler lors de cette réunion, et de demander aussi si une autre association l’avait déjà fait.

 

Une maison entièrement détruite et une autre épargnée

 

Nous reviendrons le voir bien vite car il est prévenant, semble organisé et nous avons besoin d’intermédiaires comme lui afin de structurer notre action.

 

Demain, nous essaierons d’en savoir plus sur ce camp, nous savons que c’est une ONG italienne qui l’a construit, ont-ils prévu de continuer à s’en occuper ?…

 

Ensuite nous repartons, et rencontrons de façon inattendue un ami de notre chauffeur qui est lui même un ami d’enfance de Sumith (le Sri Lanka est une île et il n’est pas rare lors de nos pérégrinations de rencontrer des connaissances). Il s’avère que cet ami est également réfugié, sa maison étant détruite, elle était proche de celle de notre pêcheur. Ils se connaissent d’ailleurs très bien, mais celui-ci habite chez son frère non loin de là. Nous décidons de nous y rendre. De suite, sa femme nous propose un très bon thé au gingembre (je prend une photo, ci-joint, de son enfant qui sort de s’être aspergé).

 

Il nous dit être en train de se reconstruire une maison qui devrait être terminée d’ici 3 semaines, aussi nous propose-t-il celle attenant à celle de son frère où nous nous trouvons maintenant. Je visite les lieux, elle me semble très petite, très sommaire mais surtout très bruyante, car les cloisons avec la maison de son frère voisine ne vont pas jusqu’au toit, et son frère à 5 enfants en bas âge. Je le remercie, et sans décliner l’offre complètement, sait-on jamais, j’attends des nouvelles du prêtre qui (d’après Sumith qui l’a déjà rencontré) devrait avoir quelque chose à nous proposer début mai. Nous devons nous voir la semaine du 17 avril, puisqu’ il est actuellement à Colombo.

 

D’autres part, le propriétaire de notre guest house va également se renseigner pour nous, il connaît bien la région et a déjà trouvé une demeure à louer pour deux allemands il y a une quinzaine de jours, venus comme nous après avoir créé une petite association.

 

Nous décidons de poursuivre notre route mais le ciel nous en empêche, il devient noir et brusquement, vers 17 heures, une pluie diluvienne se met à tomber. Nous imaginons tous ces gens magnifiques que nous venons de quitter et obligés de rentrer dans leurs cabanes en tôle surchauffées, alors que nous rentrons dans notre guest house prendre une douche bienvenue.

 

Chaque fois qu’au Sri Lanka on laisse une personne, on a l’impression d’abandonner un moribond qui va se noyer au milieu des épaves d’un naufrage. On ne peut rester indifférent bien longtemps, des images comme celle de ce pêcheur assis sur les ruines de sa maison détruite par le Tsunami et qui me donne une noix de coco à boire (seul bien qui lui reste sur son terrain), comment les effacer ?

 

Sans commentaire……

 

Demain nous nous rendrons dans la ville de Trincomalee pour un rendez vous avec les banques, peut être des ONG, mais surtout une visite auprès du gouvernement local.

Alain CHAUVEL, Nilaveli, 10 avril 2005

 

Vendredi 8  avril 2005

 

          Dernières nouvelles d’Alain Chauvel :

           

            Delhouse, région montagneuse du Sri Lanka le 8 avril 2005 

         

Ce matin courses à Maskelia (région montagneuse du Sri Lanka) puis passage pour voir un ami de Poliaka qui connaît très bien le manager d’une banque privé du coin. Celui ci téléphone et après de longues discussions avec Poliaka  et Gayantha (respectivement Cousine et cousin à Sumith ) , fini par me dire qu’il n’est pas possible d’ouvrir de compte depuis quelques semaines à des étrangers, compte de résident ou non, car il y aurai eu des trafics sur de tels comptes bancaires avec des aides qui auraient été détournées, bref un peu énervé de ces nouvelles qui ne m’enchante guère je leur dis, que dans ce cas l’on fait comme prévu c’est à dire on ouvre un compte au nom de Sumith ou de son frère Sugath ( ce dernier devant resté avec nous pendant toute la durée de notre mission à Trinco ) et nous une simple procuration nous suffira, et bien non cela n’est pas possible non plus, plus de procuration à des étrangers résidents ou non pour les mêmes raisons !!! Sur ce nous quittons cet homme.

 

Nous continuons nos courses et nous rendons ensuite à la Peoples bank ( la banque d’état du Sri Lanka) et, là nous retirons 150 000 Roupies ( 1171 euros sur mon compte personnel) qui nous servirons demain samedi à commander le tuk tuk ( véhicule trois roues typique du Sri Lanka et de l’Asie en général ).Nous avions prévu cet achat dans le cadre de notre association, et finalement je décide de le payer de mes propres deniers, en effet nous voulons créer un emploi en plus de nous servir de véhicule pendant toute notre mission à Trinco, mais finalement comme c’est le frère de Sumith ( notre vice président ) qui va nous servir de chauffeur , que ce dernier est sans emploi et qu’au terme de notre mission nous avions prévu de le donner à celui qui nous aurait conduit pendant presque 8 mois, il n’aurai pas été logique qu’un tel achat fait par notre association revienne à quelqu’un que nous connaissions, même si dans l’esprit c’était tout de même un emploi créer a un pauvre Sri Lankais. De plus nous connaissons Sugath depuis maintenant plus de 7 ans,  nous avons entière confiance en lui, et être entouré de personnes de confiance reste tout de même primordial dans notre mission.

 

Nous profitons pour demander de nouveau des renseignements pour l’ouverture du compte de notre association, et la je suis tout étonné lorsque l’on nous répond : « oui, simplement nous n’avons plus de bordereau, repassez la semaine prochaine ! » Soit, nous repartons donc à la fois contents et craintifs car le bordereau n’est pas encore entre nos mains et la demande faite à l’agence dont dépend ce bureau risque de réveiller le problème énoncé ci dessus qui n‘est finalement peut être pas connu de ce petit bureau !!!!

 

L’après midi je souffle un peu de ces tracasseries administratives perpétuel au Sri Lanka, et je décide d’aller prendre quelques photos de ce peuple si attachant et du village qui décoré de toute part se prépare au nouvel an Sri Lankais (Pour les Bouddhistes) qui a lieu le 14 avril prochain.

 

 

 

J’en profite pour vous dire que si les Sri Lankais sont loin d’avoir comme nous 5 semaines de congés payés, ils bénéficient de multiples fêtes religieuses, 1 jour par mois ( full Moon = pleine lune ) Plus nouvel an 13 et 14 avril cette année, ainsi que plusieurs autres fêtes parsemées tout au long de l’année, qu’elles soient bouddhistes, indoues, musulmanes ou chrétiennes ( y compris notre Noël et notre nouvel an) tous ces jours sont chromés par tous….Rapporté en jours ouvrés sur l’année l’on doit se rapprocher d’environs au moins une vingtaine de jours.

 

Cliquer sur la photo

 

 

Demain nous partons de bonne heure en voiture pour Kandy (commande du TuK TuK, livraison probable pas avant 3 à 4 semaines, donc le temps presse) puis nous prévoyons de continuer sur Trinco si la circulation nous le permet, sinon nous dormirons à Kandy.

 

Je rappelle que tous ces déplacements sont payés par mes soins et que je n’ai encore pas dépensé un seul euro de vos dons en frais quelconques.

 

Je vous fais parvenir quelques photos et remercie Sylvain au passage de les mettre en ligne.

 

Alain, Delhouse, région montagneuse du Sri Lanka le 8 avril 2005.

 

Jeudi 7 avril 2005

 

Alain est bien arrivé au Sri Lanka premier courriel d’un compte rendu avec l’ambassade de France au Sri Lanka :

 

Delhouse, 07/04/05

 

Deuxième jour au Sri Lanka, journée de repos après une première journée, sans avoir dormi pendant le trajet en avion, et une activité très chargée à Colombo.

 

Hier matin, arrivée à Colombo à 7 heures après un long trajet en avion, sans dormir. La journée va être très chargée. Sumith, notre vice-président, m’attend en voiture. Il est arrivé la veille au soir et a dormi dans un petit hôtel de Négombo. Nous allons y prendre le petit déjeuner et une douche, bien agréable après l’avion.

 

Je prends aussitôt contact avec l'ambassade de France pour prendre rendez-vous avec les représentants et chargés de mission responsables de l’action humanitaire, de la coopération et de l'action culturelle. Pour l'instant en réunion, nous sommes informés qu’ils peuvent nous recevoir l’après midi à 16 heures. Nous sommes ravis car Colombo est une ville embouteillée, polluée. Le temps est très lourd et très pesant, la fatigue se fait sentir.

 

Nous avons donc un peu de temps devant nous, nous nous sommes lancés dans une pérégrination auprès des services de police afin de faire valider mon permis de conduire international. Longue démarche, formulaire, photos et examen médical, expédiée malgré tout en deux heures avec l’aide précieuse de Sumith et de son cousin habitué aux démarches Sri Lankaise. Nous repartons avec une validation provisoire d’un mois, la définitive devant m’être envoyée par courrier à l’adresse de Delhouse. (Qui sera notre base de repli, en montagne), adresse de la famille de Sumith.

 

Ensuite, départ pour la nouvelle tour, appelée World-Trade-Center, reconstruite il y a 5 ans environs suite à l’attentat de Colombo qui détruisit l’ancien immeuble. Nous avons RDV avec une agence de voyage pour modifier la date de retour de Sumith, prévue initialement le 25 avril et qui en fait rentrera le 8 mai en même temps que Philippe, notre secrétaire. Cela permettra d’éviter les allers retour à Colombo, toujours pénibles, la perte de temps et les frais inutiles. Cela permettra aussi à Sumith de rencontrer Sylvain, notre président qui arrive le 2 Mai, afin de passer le relais.

 

Nous partons ensuite, dans les embouteillages, pour le quartier plus tranquille de l’ambassade.

 

Sumith et moi sommes très bien reçus. Nos interlocuteurs ont été informés de notre projet par le Quai d’Orsay, qui leur a fait parvenir, pour avis, notre demande de subvention. Par contre, ils n’ont pas reçu nos mails, peut-être à cause de la foudre qui était tombée 10 jours auparavant sur l’antenne de l’ambassade, coupant du même coup toutes les communications et grillant plusieurs ordinateurs. Ahmed KHIATI, le responsable technique de l’ambassade, était sur le pont !

 

Notre réunion permet d'évoquer les objectifs l'Association Tsunami Aide aux Victimes. Nous expliquons que nous souhaitons agir sur le district de Trincomallé parce ce que c’est là que nous nous trouvions Sylvain et moi lors de la vague meurtrière.

 

Nous devrons durant tout notre séjour au Sri Lanka communiquer et rester en contact avec l’ambassade pour plusieurs raisons, cela nous permettra d'être informés en cas de visite de personnes officielles, mais également de faire le point au fur et à mesure de l'évolution de la situation sur le terrain (l'ambassade a peu d'information sur la région de Trincomallé.

 

Ils savent que de multiples petites associations, ou même des particuliers, œuvrent au Sri Lanka, sans avoir de détail sur leurs actions. Nous comprenons qu’il est important pour eux de suivre ces événements, sans volonté de s’immiscer ni régenter, mais dans un but de conseil et de coordination.

 

Nous apprenons que le gouvernement Sri Lankais va officiellement appliquer des taxes supplémentaires sur les importations, y compris pour les ONG, et ce à compter du 26 avril, afin de contrôler les importations pour endiguer les effets néfastes sur les productions locales. A ce sujet, nous rappelons que pour nous, il est primordial de ne rien importer justement pour faire redémarrer l’économie locale, de soutenir le travail des Sri Lankais, et de respecter leur culture (par exemple, une casserole Française n’est pas approprié à la cuisine Sri Lankaise.) Une exception sera toutefois appliquée à la Croix Rouge concernant ces taxes.

 

Nous sommes ensuite informés des actions qui ont été menées ou qui sont en cours :

 

Une association italienne a déjà construit des "maisons" sur le district de Trincomalee (voir les photos jointes prises par Sumith). C’est l’exemple même, nous en convenons avec nos représentants de l'ambassade, de ce qu’il ne faut pas faire : des succédanés de maisons alignés, en tôle ondulée. Quand on connaît la température au soleil qu’il fait en ce moment sur Trincomalee, je défie quiconque de vivre dans ces véritables fours. Nous ne parlerons pas de la défiguration du paysage à tous points de vue, culturels, environnemental. Ces constructions seraient provisoires, nous l'espérons sincèrement !

 

 

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La distribution aux écoliers est également remise en question. En effet, l’école à repris au Sri Lanka, et les élèves, d’après les sources gouvernementales, sont équipés dans quasiment toutes les écoles en activité. Par contre, ils ont surtout besoin de chaussures, (non fournies par le gouvernement) mais aussi de copies de notes (il s’agit de notes de cours prises par le ou la meilleure élève de l’école, le ou la plus assidue. Ces notes servent pour la préparation aux examens. Cette pratique est très usitée au Sri Lanka. Ces notes doivent être recopiées et éditées en grand nombre pour remplacées celles qui ont été perdues dans les écoles dévastées). Un exemple nous est donné avec les notes de cours pour la 11ème classe d’école près de Galle dans le Sud Ouest de l’île où le coût de la reprographie représente plusieurs milliers d’euros et le financement fait cruellement défaut. En effet, culturellement dans nos pays, nous n’avons pas connaissance de ces pratiques scolaires. Il faut donc informer les donateurs, afin qu’ils arrêtent de penser en matière de dons, aux besoins de nos petits écoliers français.

 

Concernant les constructions de maisons dans le pays, suite aux mesures d’interdiction de reconstruire à moins de 200 mètres de la mer, le gouvernement, propriétaire foncier important, disposerait de terrains libres pour 50% de la population déplacée. C'est beaucoup, mais que va devenir les 50% restant ? Les propriétaires fonciers privés ne sont pas forcément vendeurs, car les prix risquant de grimper, la spéculation risque de bloquer la situation. Les permis de construire ne seraient donc toujours pas délivrés. Pour plus de précision, je vais me rendre sur le terrain dès le début de la semaine prochaine. Des contacts avec les autorités locales ont déjà été pris par Sumith.

Une information dans les journaux locaux de ce jour ne va pas arranger les choses. Les riches Sri Lankais et  les tamouls musulmans ayant des terrains dans les régions du nord plus précisément à WALIKANDA district de Polonnaruwa (ville à la frontière tamoul), donc sous influence du LTT, la branche radicale tamoul qui demande l’indépendance, vendraient leur terrain pour quitter cette zone ou ils sont sans arrêts harceler pour partir s’installer dans des zones moins sensibles.

 

Concernant les bateaux de pêches. De nombreuses associations ont pris ce thème car très médiatisé, pour l’aide au Sri Lanka. Mais certains ont acheté des gros bateaux à moteurs, à des petits pêcheurs qui avant le Tsunami ne possédaient que des touts petits catamarans. De ce fait, il devient très difficile  d’acheter maintenant des petits bateaux aux pêcheurs, cela ne leur convient plus ! Il faudra donc composer avec cette nouvelle donne.

Enfin certains pêcheurs font parti, et nous le savions de coopérative, d’autres non, soit parce qu’ils se sont fâchés, soit par désaccords politiques ou religieux. Il faudra aussi composer avec ça. Une ouverture serai dés lors de financer non plus les bateaux mais la filière pêche, c’est à dire les infrastructures froid, transport etc.….d’une coopérative. Nous donnerons plus de précision ultérieurement. 

 

Actuellement une mission d’évaluation technique Française de l’AFD est présente pour étudier le projet Français de reconstruction à TRINCOMALLE, il n’est pas utile que je leur rende visite, par contre la mission officielle sera présente sur le terrain du 17 au 20 avril prochain et je me dois de rentrer en contact avec eux. Le projet français consiste à la reconstruction d’infrastructure lourde (réseaux d’eau et eaux usés, réseaux électrique) mais en aucun cas de reconstruction de maisons, notre association pourrai peut être alors rentrer en partenariat avec l’AFD sur ces terrains viabilisés et nous pourrions également y inclure notre partenariat avec la CROIX ROUGE départemental du 94 qui serait prêt à financer d’avantage de construction que notre budget nous le permet.

En tout état de cause je dois rentrer en contact à TRICOMALLE avec les services du gouvernement chargés de la reconstruction, (Divisional Secretary Office) afin de nous faire enregistrer, sans quoi rien ne sera possible. En effet tout projet doit passer par eux, cela évitera également d’être ennuyé par tel où tel services plus ou moins corrompu, de la police ou autres administration locale. Pour cela nous devons fournir notre projet en Anglais que Sylvain va me faire parvenir par mail.

 

Un autre contact sur le District de TRINCO est la Société du Canal de Provence qui travaillait déjà sur le district avant le Tsunami ; ils oeuvrent dans le domaine de l’adduction d’eau et travaillent désormais en étroite collaboration avec le projet français de la DIPT (Délégation Interministériel Post Tsunami) placé près de notre premier ministre et du Quai d’Orsay. Il sera intéressant que je rentre en contact avec eux, ne serait que pour installer notre station de potabilisation d’eau fourni par la société KARCHER dans le cadre de notre partenariat avec la CROIX ROUGE.

 

Nous avons parlés également l’ambassade de France d’un document provenant du gouvernement Sri Lankais qui fera un point des divers projets en cours, mais un problème de fax ne nous a pas permis d’en prendre connaissance.

 

 

 

Merci en tout cas aux chargés de mission responsables de l’action humanitaire, de la coopération et de l'action culturelle d’avoir bien voulu nous recevoir dès le premier jour de notre arrivée, et nous avoir fait gagner ainsi un temps précieux.

 

 

Alain CHAUVEL

DELHOUSE SRI LANKA le 7 avril 2005

 

 

Lundi 04 avril 2005

 

Dernier préparatif pour Alain Chauvel notre trésorier qui doit décoller demain matin pour rejoindre le Sri Lanka.

 

Il prendra contact avec l’ambassade de France au Sri Lanka. Et après quelques formalités administratives, il se rendra à Trincomalee, afin dévaluer la situation plus de 3 mois après le Tsunami.

 

Nous souhaitons bonne chance à Alain….

 

 

Peut être pour lui souhaiter bonne chance nous venons de recevoir à l’instant ce courriel de nos amis de Louvigny

 

« Bonjour,

 

Aujourd'hui, LSI a reçu un chèque de 1370,81 euros que nous allons reverser à ATAV.

 

Ce don nous a été fait par l'association Bernard de Cette qui regroupe plusieurs structures ou foyers qui s'occupent notamment d'enfants et d'adolescents en rupture sociale, des handicapés légers ...

 

Ce sont trois enfants qui ont été à l'origine de cette initiative (3 garçons à gauche sur la photo)

 

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 Les éducateurs ont laissé faire les enfants. Chaque établissement a fait une action différente : vente de gâteaux, tombola, lavage de voitures, loto ...

 

Une petite cérémonie a été organisée, à Louvigny, ce soir et les enfants ont remis le chèque.

 

Certains ont aussi fait des dessins que nous allons vous envoyer pour remettre aux enfants SRI LANKAIS.

 

Nous suivons régulièrement l'avancement de votre projet sur Internet et nous constatons que celui-ci avance.

avec toute notre amitié »

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