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MAI

 

Comment etre indifférent devant un tel regard…

 

 

29 mai

 

De retour à Trincomalee depuis le 25 Mai, l’ambiance reste toujours un peu tendue : la présence de l'armée est massive ; le couvre feu est tout de même stoppé jusqu'au 2 juin.

 

Vendredi 27 Mai : réunion importante avec le gouverneur local, le commandant de la Navy (qui suit notre projet avec intérêt) et divers hauts responsables de l'administration locale.

L'intervention du gouverneur auprès de ses services a débloqué l'impasse dans laquelle nous nous trouvions.

Sauf imprévus, nous devrions pouvoir commencer la construction des maisons courant juin.

 

Nous avons enfin également tous les papiers pour notre trois roues (« Tuk-Tuk »), acheté sur les fonds personnels d'Alain.

Alain à du apprendre à le conduire. En effet le chauffeur prévu ( le frère de Sumith ) ne peut actuellement pas nous rejoindre pour les raisons de sécurité énoncées ci dessus.

le « Tuk-Tuk » d’ATAV

Une des premières utilisation de notre véhicule à été  d’emmener  vendredi vers 17H un petit voisin de 5 ans atteint de la polio accompagné de son grand frère à la plage.

Il ne peut pas marcher et n'a pas les ressources nécessaires pour prendre un Tuk-Tuk taxi. Le rire aux éclats de cet enfant se baignant nous a profondément émus.

Nous reproduirons ce geste et projetons également de l'emmener prochainement à Colombo pour un examen dans un service hospitalier spécialisé pour les enfants victimes de cette maladie.

De son coté Mélisande, la nièce d’Alain qui nous a rejoint, se rend tous les jours dans un orphelinat tenu par des moines bouddhistes.

Elle met en place pour les 32 enfants, des activités manuelles et sportives afin d’occuper leurs après-midis,  puisque les écoliers ne sont en classe que le matin, ( ATAV a acheté des jeux, ballons, cahiers, crayons de couleurs ....).

Désormais lors de l’arrivée de leur nouvelle animatrice, c’est un accueil chaleureux qu’elle reçoit, en effet les enfants accourent vers elle en criant "Méli, Méli". Quelle récompense merveilleuse !

 

Voila quelques nouvelles qui font notre quotidien, en attendant de prendre la casquette de chefs de chantier !

 

Lors de notre arrivée à Kandy nous avions pu admirer les cérémonies et les cortèges de la fête de Vesak. Fête très pieuse, et défilé des cortèges haut en couleur.

    

A Kandy : 1) Cortege  -  2) Priere de Vesak  -  3) Méditation

 

 

24 mai

 

Nous remercions chaleureusement l’Association Sportive du lycée Les Pierres Vives de Carrières sur Seine (78)

qui a remis à ATAV un chèque de 385.62 euros

résultat d’une collecte organisée par les élèves dans le lycée à l’occasion d’une réunion de parents et professeurs au mois de janvier, peu après les évènements.

 

 

23 mai

 

Le conflit qui oppose Tamouls et Cingalais à Trincomale continue.

Le couvre-feu est maintenu, sauf pendant les trois jours de VESAK.

Actuellement à Kandy, nous devons retourner sur place mercredi prochain.

Notre position au Sri Lanka nous oblige à être très prudents et à observer une totale neutralité face au conflit.

En espérant que cette situation ne perdure pas et n’entrave en rien notre projet à Trincomale.

 

 

17 mai

 

 

Projet construction maison :

 

Faisant suite à la signature du mémorandum à Colombo, nous nous sommes vu attribuer un terrain.

Mais ici à Trincomalee, les autorités locales traînent du pied pour parcelliser et viabiliser les terrains attribués par le gouvernement. Pourquoi ? Nous avons assisté mardi 10 mai à une conférence à Trincomalee, dans les locaux du District Secretary. Etaient présents : une ONG italienne pour 70 maisons, le représentant Sri Lankais d’une ONG française « Pharmacie Humanitaire Internationale » pour 100 maisons, un représentant du Lions Club pour 100 maisons, un représentant de la société japonaise Worldvision pour 150 maisons et nous même, plus le représentant de la compagnie des eaux, celui de la compagnie d’électricité, le Divisional Secretary et le correspondant locale du ministère du Développement Urbain.

Toutes les ONG présentes sont prêtes pour démarrer la reconstruction : nous n’attendons plus que le feu vert du gouvernement local.

Celui ci n’a même pas lu les contrats que nous avons signés avec le gouvernement à Colombo, car il demande aux représentants des ONG présentes de se cotiser pour viabiliser les terrains !

Ce à quoi nous protestons car il est bien stipulé dans le contrat qu’il revient au gouvernement local de faire le nécessaire.

Nous rajoutons que cela ne doit pas bloquer le démarrage des constructions ; en effet il y a déjà une pompe sur le terrain et les poteaux électriques sont à 100m tout au plus.

Le temps que les premiers habitants prennent possession des maisons laissera largement le temps au gouvernement local de procéder à la viabilisation.

Nous fournissons la liste des 15 familles (représentant 66 personnes) établie par le représentant d’une association locale comme étant des personnes victimes du Tsunami et étant actuellement soit dans des tentes soit dans des maisons provisoires en tôles. Nous devrons vérifier par nous-mêmes dans les jours qui viennent cette liste et nous nous engageons à fournir des photos de ces 15 familles ainsi que de leurs maisons (ou ce qu’il en reste…). Le gouvernement local devra également la valider en comparaison avec leur liste de victimes déjà enregistrées.

Nous ressortons tous extrêmement déçus de l’inefficacité et de la lourdeur administrative locale.

Sylvain et moi rappelons tout de même que pendant ces palabres sur la viabilisation des terrains, les réfugiés sont toujours sans eau, sans électricité, logés dans des tentes et qu’il serait urgent qu’ils donnent le feu vert sans quoi certaines ONG risquent de se retirer de ce projet.

Nous savons que d’autres ONG ont déjà commencé la reconstruction de maisons permanentes sur des terrains gouvernementaux à Matara dans le sud de l’île.

L’après midi même, nous informons nos connaissances influentes à Colombo du tenant de notre réunion afin qu’ils essaient d’intervenir au plus haut lieu afin de faire débloquer la situation.

 

Autres projets :

 

D’autres parts, suite à notre présence sur le terrain depuis maintenant un mois passé, nous avons visité plusieurs camps, pris des contacts avec des religieux de diverses obédiences ( souvent très impliqués dans l’aide locale) et nous nous sommes d’ores et déjà engagés sur deux projets.

Le premier : celui du révérend GUNAM (celui là même qui nous à  « repêché » Sylvain et moi le jour du 26 décembre lorsque nous sommes sortis indemnes de notre hôtel après le Tsunami).

Celui-ci a déjà construit une salle d’accueil « d’après classe » pour les enfants : l’école finissant à 13H, ils errent désœuvrés dans le village de NILAVELI attendant le soir le retour du parent qui travaille ou du voisin qui les gardes, certains, orphelins d’un parent ou de deux.

Il souhaite les garder après l’école car il nous indique sa crainte que des factions militaires recrutent ses enfants pour en faire des enfants soldats.

Le bâtiment est déjà presque terminé (financé par une petite association également) mais ne possède pas les fonds nécessaires pour l’équiper.

Nous avons ensemble lister ses besoins et avons soumis le projet à une de nos associations partenaires afin d’en demander le financement. Mais d’ores et déjà, et dans le cadre de notre budget, nous avons embauché 4 menuisiers qui sont déjà à l’œuvrent pour fabriquer sur place tables et bancs pour les enfants.

 

1)    les menuisiers à la coupe du bois  - 2) les premières planches sont débitées

 

Reste donc à financer un tracteur communautaire cassé après le Tsunami, deux micros ordinateurs pour la salle d’étude, deux machines à coudre qui serviront à la formation des filles ainsi que divers équipements ( livres, jeux de plein air et de société, ventilateurs, éclairages, armoires pour ranger les livres…).

 

Le tracteur : 1) avant le tsunami  -  2) après le tsunami

 

Le deuxième : celui de Sœur Arul Mari Ravel du couvent Caritas, qui a déjà mis en place avec 3 autres sœurs de sa congrégation un projet similaire pour les enfants orphelins du Tsunami et de la guerre ethnique mais uniquement pour occuper les enfants le week-end.

 Nous avons, là aussi, déjà fait une demande de financement complémentaire pour la construction d’une deuxième salle et la fourniture des équipements y afférent.

Mais d’ores et déjà nous avons participé, avec l’aide du commandant de la Navy qui à mis un autocar militaire à la disposition du couvent pour la journée du samedi 7, à une sortie pour les enfants. Le repas et les boissons étaient préparés par les sœurs ; nous avons accompagnés tous les enfants et leur avons acheté des glaces en fin de journée.

        

1) sortie de l’Orphelinat de la sœur Arul Mari Ravel - 2) les organisateurs – 3) acaht et distribution des glaces – 4) Sylvain et les enfants – 5) dans le bus

 

Le samedi 14 suivant nous avons acheté des jeux de société, ballons, cordes à sauter….

La nièce d’Alain, Mélisande, qui nous à rejoint pour deux mois, animera désormais tous les samedis cette classe, et le reste de la semaine dans un  autre orphelinat de 33 enfants tenu cette fois par des moines bouddhistes.

Nous prévoyons maintenant d’organiser le samedi soir des séances de cinéma à l’aide de notre vidéo projecteur personnel ramené spécialement de France par Sylvain. 

La construction d’une deuxième salle permettra aux sœurs Caritas d’accepter une centaine d’enfants supplémentaires, ce qui leur est impossible actuellement.

 

 

ð Appel à bonne volonté : recherchons étudiant en médecine ou médecin ï

 

Face à notre maison à Trincomalee, se trouve une petite clinique tenue par un médecin volontaire allemand depuis maintenant 4 mois et des sœurs catholiques.

Celui ci, faute de moyens, doit rentrer chez lui en Allemagne ; n’ayant pas trouvé de remplaçant, la petite clinique relativement bien équipée fermera ses portes avec tout son équipement mardi 17 mai.

Il recherche en vain un étudiant en médecine ou une infirmière capable d’effectuer des soins  de premier secours.

Il faut savoir qu’il se bat depuis 4 mois pour mettre en place une ambulance nocturne de garde pour la ville de Trincomalee : en effet, nous dit-il, « il n’en existe pas sur la ville, et la nuit les malades doivent se rendre à l’hôpital par leurs propres moyens ! ».

 

Dernières nouvelles du 17 Mai

Suite à des problèmes à Trincomalee ( construction d’un Bouddha sur la place centrale qui n’est pas apprécié par les tamouls indous) il y a eu des attaques et un couvre feu non officiel est décrété ( HARRTAL dans le langage local).

Aussi, étant bloqués à la maison, nous nous octroyons quelques jours de repos en montagne, à Kandy, où nous passerons les fêtes de Vésak ( naissance, illumination et décès du Bouddha).

« Rien de grave » nous dit le commandant de la base navale ; de plus, trois militaires devant chez nous cela rassure.

Retour prévu sur Trincomalee le 25 mai prochain, dernier jour de Vésak.

 

Nous avons eu la visite d’un journaliste local d’une revue bouddhiste qui va rédiger un article sur ATAV. Dès parution, nous ne manquerons pas de le scanner pour mise en ligne sur le site. Cette revue sort également en France, à 500 exemplaires, mais rédigés en langue cingalaise. Elle ne se trouve que dans les boutiques proches de la gare du Nord  et au temple Bouddhiste du Bourget.

 

 

Colombo 2, 3 et 4 mai 2005

 

Les rendez-vous deja pris par Alain et Sumith font gagner du temps : des notre arrivee, nous voici en direction de l’ambassade de France pour rencontrer l’attache culturel charge de la coordination de l’action humanitaire, et son adjointe.

Nous rencontrons pour la deuxieme fois nos interlocuteurs et les informons des avancees dans notre projet, notamment en matiere de financement puisque le Ministere des Affaires Etrangeres nous a octroyes une subvention de 22 000 euros ( nous avions en effet depose une demande de subvention il y a deux mois environ, et etions en contact regulier avec le quai d’Orsay ).

Il etait normal que nous reprenions contact avec nos interlocuteurs de l’ambassade, pleinement integres dans la decision.

 

Ensuite rendez-vous dans les bureaux du THRU ( Tsunami Housing Reconstruction Unit ) au Ministere du Developpement Urbain.

Notre correspondant d’une association locale de Trincomale etait deja sur place, ainsi qu’un representant du centre Bouddhiste International de Paris ; nous sommes recus ensemble par le directeur de l’UDA (Urban Development Authority ). Nous presentons notre projet et les plans du terrain qui avait notre predilection.

Il confirme son accord et nous demande de ce fait de nous faire enregistrer dans un autre bureau afin que ATAV obtienne un numero d’agrement officiel.

Nous devrons donc rester un jour de plus a Colombo.

 

Le lendemain, nous retournons chercher le dossier signe ( Memorandum of understanding between the Ministry of Urban Development and Association Tsunami Assistance to the Victims ), ce qui fait de nous des hommes tres heureux d’avoir accompli une tache qui n’etait pas si simple a priori, et qui nous ouvre desormais une grande perspective.

 

           

1-Rendez-vous avec le directeur au plan / 2-Dans les bureaux du THRU, Colombo / 3-Signature du contrat d’agrément et d’attribution des terres

 

De retour a Trincomalee, il nous reste à reprendre contact avec le directeur du Divisional Secretary, notre architecte, notre correspondant de l’association locale et, sans doute, le commandant de la Navy qui s’etait propose de nous faire applanir et preparer le terrain par un bulldozer.

                                              

    

1 & 2-Terrain propose

 

 

 

 

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