FEVRIER 2006

 

 

Ce mois de février, a été un mois de travail, rédaction du rapport de mission comptabilité….. et de présentation de nos missions.

 

Pendant notre mission à Trincomalee une mission d’évaluation des actions mené par la France (ONG et association subventionnée par le Gouvernement Français) a été commandé, réalisée par un organisme indépendant nous avons été invité par le Ministère à la restitution de cette évaluation.

 

23 FEVRIER 2006 :

 

Restitution au Ministère des Affaires Etrangères de la mission d’évaluation post-tsunami de l’équipe de l’UDR.

 

Urgence Réhabilitation Développement

 

Le site du groupe U.R.D

 

 

Quelques extraits concernant ATAV :

 

EVALUATION DE L’AIDE PUBLIQUE FRANCAISE AUX PAYS

TOUCHES PAR LE SEISME ET LE TSUNAMI

DU 26 DECEMBRE 2004

 

RAPPORT DE MISSION au SRI LANKA

 

 

 6.2. Le secteur des abris et de l’habitat

 

Trois ONG financées par la DIPT/CPT sont intervenues au Sri Lanka sur l’habitat : ACTED, Reconstruire et Vivres et ATAV. D’autres ONG françaises non financées par l’Etat ( Architectes de l’Urgence, Sri Lanka Solidarity) sont aussi intervenues dans le secteur habitat. La mission d’évaluation a visité les unes et les autres, afin d’avoir une palette assez large d’expériences à comparer. 

 

6.2.7. La construction de maisons permanentes

 

Les ONG ATAV, Architectes de l’Urgence, Sri Lanka Solidarity réalisent des programmes de maisons permanentes.  Pour ATAV il s’agit de 20 petites maisons en dur  (béton, parpaing, tuiles) bien terminées avec un enduit  intérieur et extérieur de finition. Il n’y a pas d’eau dans la maison, mais un puits extérieur. Les latrines sont extérieures au fond du jardin.  Architectes de l’Urgence et Sri Lanka Solidarity construisent  des ensembles de maisons aux qualités durables ; des raccords à l’eau et à l’électricité sont prévus, dans un délai variable. Dans l’attente du raccord de l’eau, ces maisons sont dépendantes de la livraison d’eau par camions citernes.

L’Etat Sri Lankais construit des ensembles de logements groupés. Il  participe aussi, à hauteur de 250 000 roupies d’indemnité par famille (environ 2500 euros) pour la construction de leur maison totalement détruite, et à hauteur de 130 000 pour la réparation de leur maison partiellement détruite. Grâce à ces indemnités, beaucoup d’habitants ont commencé leur reconstruction sur leur propre terrain, mais à ce jour seulement 50 000 roupies leur ont  été versées, ce qui arrête tous les chantiers individuels.

 

6.2.10. Coût des constructions proposées par les ONG françaises et cadre temporel

 

Dans ce secteur seules deux ONG sont financées  et leurs interventions portent sur des objectifs différents en terme de durée : ACTED se situe dans l’objectif d’une durée provisoire de  2-5 ans  avec un coût par abri d’environ  520 euros ; ATAV  se situe sur de la construction durable avec un coût par maison d’environ 2 500/3 000euros. Le coût des maisons permanentes des autres ONG françaises  se rapproche du coût des maisons proposées par la CICR, autour de 7 000 euros.

 

8.1.3. Efficience :

 

Certains programmes ont été très efficients par rapport aux moyens mis en œuvre par le gouvernement français. Il s’agit notamment de ceux dans lesquels les ONG fonctionnaient beaucoup sur fonds propres (ATAV). D’autres posent une vraie question sur l’efficience des moyens mobilisés : ainsi en va-t-il des programmes de coopération hospitalière.

 

8.2.4. Phase de mise en place des actions :

 

La mise en place des actions est en général de bonne qualité, et ceci dans tous les secteurs. Les modalités sont très diverses, selon l’opérateur concerné et son histoire. Un certain nombre d’opérations représente un véritable « cousu main » à forte intensité de main d’œuvre pour l’ONG, qui n’atteint qu’un nombre limité de familles (une vingtaine pour ATAV par exemple) mais qui prend bien en charge les spécificités socio-économiques de chacune d’elles. D’autres mettent en place des programmes de beaucoup plus grande ampleur, touchant des populations larges dans des camps ou des zones larges, avec nécessairement une approche plus « service public» et moins « empathique ». Les ONG concernées  ont développé des opérations dont la mise en place semble plutôt satisfaisante. Certaines avaient développé ailleurs d’importantes expériences (ACTED, Solidarité) qu’elles ont appliquées au Sri Lanka ; d’autres ont eu la chance d’être animées  ou relayées par des personnes connaissant bien le Sri Lanka (Sri Lanka Solidarity). Pour quelques programmes, notamment ceux de coopération hospitalière, la mise en œuvre n’en est qu’à son tout début.

 

 

Evaluation de l’aide publique française aux pays touchés

par le séisme et le  tsunami du 26 décembre  2004

Rapport de Phase 1

 

3.2.2. Les Organisations non gouvernementales françaises

 

Le secteur associatif international s’est mobilisé massivement pour répondre au drame exceptionnel résultant du Tsunami du 26 décembre 2005. Les ONG françaises ont elles aussi été au rendez vous. Les plus grandes sont intervenues rapidement sur leurs fonds propres, les moyens mobilisés auprès du grand public ayant été sans commune mesure avec ceux récoltés pour des crises antérieures. Les ONG de taille intermédiaire, qui ont moins de surface de recueil des fonds du public, ont aussi très vite envoyé des missions exploratoires, afin de pouvoir élaborer des projets à présenter aux divers guichets des aides publiques françaises (DAH, puis DIPT/CPT, ainsi que collectivités locales et agences de l’eau), privées (fondations, entreprises) et européennes (ECHO, autres donateurs bilatéraux). La zone n’étant pas une région d’intervention classique des acteurs associatifs français, il est clair que c’est tout une nouvelle « culture » que ces ONG ont souvent dû s’approprier, et ceci de façon très accélérée. Le résultat est une situation post-tsunami dans laquelle le positionnement des ONG française est en train de s’élaborer.

 

La compétition entre ONG a évidemment été importante, et notamment entre les ONG françaises et certaines « majors », notamment anglo-saxonnes, arrivant rapidement sur le terrain avec des moyens très considérables. Par contre, l’existence de la triple mécanique de coordination « DIPT/ONG »,  « FdF/ONG », ainsi que la coordination inter- bailleurs français, a sans doute facilité l’articulation entre les ONG françaises.

 

On notera quelques initiatives innovantes des bailleurs français dans le financement d’ONG qui, ayant été créées à l’occasion du Tsunami, n’avaient ni les années d’existence, ni l’expérience pour être éligibles à recevoir des fonds publics. Sur deux exemples au moins (ATAV et Sri Lanka Solidarity), les équipes terrain  qui se sont mobilisées ont fait montre d’un acharnement et d’une capacité d’apprentissage exemplaires. Cette ténacité, doublée d’une grande sensibilité, ont fait de ces expériences des cas d’école dont l’aide française n’a pas à rougir. Mais ce type de cas doit néanmoins rester l’exception plutôt que la règle.

 

 

3.3.5. Les ONG internationales :

 

Ces dernières se sont mobilisées de façon massive. L’ensemble de la mouvance associative internationale a reçu des moyens d’une ampleur inégalée, ce qui a  eu manifestement à la fois des effets positifs et d’autres  qui le sont moins.

 

Les grandes majors anglo-saxonnes sont arrivées avec des ressources très considérables. Certaines ONG françaises sont arrivées avec des moyens d’une ampleur jamais vue. D’autres sont arrivées avec peu de moyens. Les ONG de taille moyenne ont souvent démarré assez tôt des évaluations, mais ont  souvent mis du temps à démarrer leur programme, du fait des délais d’arrivée des fonds et de l’encombrement du paysage institutionnel sur le terrain.

 

Une fraction des ONG est née de la crise du Tsunami, résultat d’un sentiment de solidarité avec les victimes, avec lesquelles les membres fondateurs avaient souvent partagé les heures sombres de la fin décembre 2005. Armées de beaucoup de générosité, mais pas toujours de moyens et de capacités, ces ONG de la génération Tsunami sont à la fois un bel emblème de la générosité internationale  et parfois un problème sur le terrain. Certaines ont réussi à mettre en place des actions de très bonne qualité (ATAV), d’autres ont été confrontées à des difficultés qu’elles ont été incapables de résoudre.

 

Pour tous ces acteurs ONG, les enjeux de visibilité, de marquage de territoire et l’impératif de rapidité de décaissement n’ont pas simplifié la mise en place des actions et la recherche de qualité. Le système des ONG internationales devra sans doute revoir un certain nombre de ces points pour éviter les dérapages. Les contraintes rencontrées par ces ONG internationales (arrivant après le tsunami) ont été nombreuses :

 

-   Il a  été difficile et très long de se faire enregistrer comme ONG par les autorités nationales. Ceci a induit des pertes de temps et de ressources considérables dans des démarches administratives, et ceci, pour les ONG françaises, malgré des interventions de l’ambassade  répétées et au plus haut niveau;

-   Ceci a notamment entraîné l’obligation pour les personnels expatriés de sortir du pays tous les deux mois afin de refaire un visa de touriste ;

-   Ces délais d’enregistrement ont entraîné des difficultés pour l’ouverture de comptes en banque, ce qui a compliqué les procédures d’achat et des difficultés de dédouanement du matériel importé pour les programmes. Là encore, des pertes considérables de temps et d’énergie ont affecté la bonne mise en œuvre des programmes.

 

4.1.2. Une aide française ciblée

 

 L’aide française à la reconstruction s’est impliquée dans le secteur de l’habitat durable, à part un programme d’abris de transition, avec ACTED au Sri Lanka. La plupart des programmes visent à la construction d’habitations permanentes que ce soit au Sri Lanka  avec ATAV , Architectes de l’Urgence et Sri Lanka Solidarity (non financées directement par la DIPT) ou en Indonésie avec ACTED, ATLAS, Première Urgence, Architectes de l’Urgence et la CRF. Quelques interventions dans la réhabilitation et la reconstruction d’équipements communautaires scolaires, de santé, pour la pêche, ont fait l’objet de programmes d’ONG françaises : Architectes de L’Urgence, SOLIDARITES, TRIANGLE, et la CRF.

 

En Indonésie, pour assurer la post- urgence, le gouvernement a lancé des programmes de  regroupement provisoire des familles sinistrées, sur des terrains mis à disposition en retrait des zones affectées, en créant des «camps de baraques collectives », alors qu’au Sri Lanka, le modèle du  camps de déplacés classique été choisi. Les ONG françaises ont préféré s’engager directement dans des programmes de constructions durables plutôt que de participer à la création des camps.

 

Toutes les ONG en Indonésie ont dû adapter leurs constructions à des procédés parasismiques imposés par le BRR, demandant études spécifiques, expertises, recherche de matériaux adéquats, validations, mises en œuvre particulières et suivis de chantier précis.  Les temps d’études, de procédures d’autorisation, de mise en route des chantiers ont considérablement augmenté les durées des opérations et les coûts initiaux. Il y a eu moins de contraintes de cette sorte imposées au Sri Lanka.  


Les ONG françaises ont adopté des solutions techniques comme de mises en œuvre variées, soit en passant via les sociétés privées du secteur du bâtiment, soit en impliquant directement les bénéficiaires dans les travaux, en les formant et en les dirigeant. Les incidences de ces choix en termes de temps, de coûts et de quantités de réalisations, seront à évaluer dans la deuxième phase de la mission  quand les réalisations seront suffisamment avancées pour faire l’objet de bilans stabilisés (les matériaux et les coûts de main -d’œuvre étant constamment l’objet de fluctuations).

 

6.1.3. Efficience 

 

Certains programmes ont été très efficients par rapport aux moyens mis en œuvre par le gouvernement français. Il s’agit notamment de ceux dans lesquels les ONG fonctionnaient beaucoup sur fonds propres (ATAV). D’autres posent une vraie question sur l’efficience des moyens mobilisés : ainsi en va-t-il des programmes de coopération hospitalière. De façon globale, la hausse des prix sur la main d’œuvre et sur les matières premières dans les deux pays a obligé les opérateurs à réduire certains de leurs objectifs quantitatifs afin de préserver la qualité des opérations entamées.

 

6.2.4. Phase de mise en place des actions 

 

La mise en place des actions est en général de bonne qualité, et ceci dans quasiment tous les secteurs. Les modalités sont très diverses, selon l’opérateur concerné et son histoire. Un certain nombre d’opérations représentent un véritable « cousu main » à forte intensité de main d’œuvre pour l’ONG, qui  certes n’atteint qu’un nombre limité de familles (une vingtaine pour ATAV par exemple) mais qui prend bien en charge les spécificités socio-économiques de chacune d’elles. D’autres mettent en place des programmes de beaucoup plus grande ampleur, touchant des populations larges dans des camps ou des zones larges, avec nécessairement une approche plus « service public» et moins « empathique ». Les contraintes d’approvisionnement en matières premières, les lenteurs décisionnelles des autorités sur certaines questions  (foncier notamment) et la compétition qui a régné avec certaines grosses ONG internationales, ont  rendu cette phase de mise en place complexe.

 

Zone de Texte: Nous attirons l’attention des lecteurs ce ne sont que des extraits 
de commentaires sortis de leur contexte, et ne concernant qu’ATAV.

 

 

 

 

Retour page menu principal